En 2025, la location de logements classés G par le DPE sera interdite. Cette mesure s’ajoute aux restrictions déjà en vigueur concernant les logements classés F. Les propriétaires doivent désormais composer avec un calendrier de réformes qui se resserre, des sanctions renforcées et des contrôles plus fréquents.
La conformité du DPE conditionne l’accès au marché locatif, l’établissement du bail et la fixation du loyer. Les erreurs, omissions ou approximations lors de la réalisation du DPE exposent à des annulations de contrats, des amendes, voire à l’impossibilité de louer. Les nouvelles méthodes de calcul et exigences documentaires complexifient encore la préparation des dossiers.
Le DPE en location : un diagnostic devenu incontournable
Depuis l’entrée en vigueur de la loi Climat et Résilience, le diagnostic de performance énergétique (DPE) a pris une place centrale dans la location immobilière en France. Impossible désormais de proposer un bien sans ce document, qui expose noir sur blanc la performance énergétique du logement. Plus qu’une formalité, le DPE influence directement la perception des candidats locataires et fixe le cadre légal de toute mise en location.
La classe énergétique affichée, de A à G, parle d’elle-même. Elle détermine la consommation énergétique annuelle du bien et impacte sa valeur sur le marché. Un logement classé F ou G, catégorisé comme passoire thermique, se retrouve immédiatement dans le viseur des restrictions, avec l’interdiction de location qui plane.
Face à la fermeté de la réglementation, les contrôles se font plus nombreux, et la vigilance s’impose. Le DPE pour location repose aujourd’hui sur une méthode de calcul harmonisée, qui passe au crible isolation, chauffage, ventilation… Le recours à un diagnostiqueur certifié garantit la fiabilité du rapport, mais la qualité des informations fournies reste déterminante pour obtenir un résultat juste. La transparence devient la règle, sous l’œil attentif de l’Ademe.
Le diagnostic de performance énergétique ne se limite plus à l’information. Il structure le marché locatif, façonne les annonces, et oblige les propriétaires à repenser la mise en location. La France embrasse la sobriété énergétique sous la pression de la loi, mais aussi sous celle de locataires de mieux en mieux informés.
Obligations et nouvelles règles à connaître pour 2025
À l’horizon 2025, la réglementation sur la performance énergétique des logements franchit un cap. La loi Climat Résilience impose un tri sans appel : certains logements seront tout simplement bannis du marché locatif. Dès le 1er janvier, tout bien immobilier classé G, autrement dit ces passoires thermiques dépassant 450 kWh/m²/an, sera exclu de la location. Pour de nombreux propriétaires, il faudra alors agir vite et adapter leur patrimoine pour rester dans la course.
Le processus se poursuit : l’interdiction frappera ensuite les logements classés F puis E, conformément au calendrier de la réglementation DPE 2025. Les bailleurs n’ont plus le luxe de la procrastination sous peine de voir leur bien perdre en valeur et d’être privés de loyers. Pour certains logements, l’audit énergétique s’ajoute désormais au passage obligé du DPE.
Voici un rappel synthétique des échéances à retenir :
- Logement classé G : location interdite à partir de 2025
- Logement classé F : interdiction prévue pour 2028
- Logement classé E : échéance fixée à 2034
Ces mesures s’attaquent de front aux émissions de gaz à effet de serre et à la prolifération des logements énergivores. Le tempo s’accélère, et la pression grimpe sur les propriétaires concernés. Chaque dossier de location devra intégrer ces règles, sous l’œil renforcé des autorités et pour le bénéfice des locataires.
Quels risques en cas de DPE insuffisant ou non conforme ?
Déposer un DPE non conforme lors d’une location expose le bailleur à des sanctions prévues par la loi. Oublier ce diagnostic, fournir des données erronées ou minimiser volontairement la consommation du bien : autant d’erreurs qui ouvrent la porte à la justice. Les locataires sont désormais mieux armés et savent réclamer réparation si le diagnostic de performance énergétique est discutable.
Les conséquences possibles sont multiples et bien identifiées :
- Sanction financière si le DPE manque lors de la signature du bail
- Annulation du contrat si le logement n’atteint pas le niveau requis
- Obligation d’engager des travaux de rénovation pour se remettre dans les clous
La gestion locative exige donc une rigueur sans faille. Les tribunaux retiennent la notion de vice caché en cas de mauvaise foi, ce qui fait peser une lourde responsabilité sur le bailleur. L’exigence de transparence sur le DPE pour location n’a jamais été aussi forte, sous le regard attentif de l’Ademe et des services de l’État.
Le secteur immobilier, déjà ébranlé par les nouvelles règles de la loi Climat Résilience, voit émerger de nouveaux points de friction. Les spécialistes de la gestion locative conseillent de vérifier systématiquement la validité du DPE, la qualification du diagnostiqueur et l’exactitude des données fournies. Négliger ces points peut coûter cher, bien au-delà d’une simple amende.
Bien préparer son dossier : conseils pratiques pour un DPE conforme et serein
Mettre en place un diagnostic de performance énergétique pour louer un bien ne s’improvise pas. Avant la visite du diagnostiqueur, rassemblez tous les documents concernant votre logement : factures d’énergie, notices des systèmes de chauffage, attestations de travaux récents. Plus les informations sont précises, plus le DPE pour location sera fiable et valorisera votre bien.
Pensez à anticiper les questions sur l’isolation, la ventilation ou l’âge des équipements. Un diagnostic bâclé abaisse la classe énergétique obtenue, ce qui se répercute sur la rentabilité et le potentiel locatif. Si des points faibles existent, combles mal isolés, fenêtres d’origine, chauffage vieillissant, identifiez les travaux de rénovation énergétique à mener en priorité. Plusieurs aides financières peuvent faciliter cette démarche : MaPrimeRénov’, éco-prêt à taux zéro, coup de pouce chauffage.
Pour faciliter la préparation, voici quelques recommandations concrètes :
- Faites appel à un diagnostiqueur certifié et indépendant : vérifiez son numéro de certification sur le site de l’Ademe.
- Gardez une trace écrite de chaque échange et des justificatifs transmis.
- Si besoin, effectuez un audit énergétique pour cibler précisément les interventions les plus pertinentes et maximiser la performance énergétique du logement.
Préparer son DPE et audit énergétique avec méthode, c’est s’offrir la tranquillité et préserver la valeur de son patrimoine dans la durée. La rigueur aujourd’hui, c’est la garantie de ne pas découvrir demain que la porte de la location s’est refermée sur votre bien.


