Les pays où l’on lit le moins selon les chiffres mondiaux

Des chiffres bruts, parfois dérangeants, révèlent une réalité méconnue : dans certaines régions du monde, le livre reste un luxe ou un objet lointain. Loin des vitrines des librairies bien achalandées, la lecture ne s’impose pas partout comme une habitude ancrée. Ces écarts reflètent des défis profonds, entre carences éducatives, accès limité aux ressources et poids de traditions locales qui n’accordent que peu de place à la lecture.

Si l’on cherche à comprendre pourquoi la lecture demeure marginale dans plusieurs pays, il faut regarder du côté de leurs conditions de vie et de leurs systèmes éducatifs. Voici quelques obstacles fréquemment rencontrés, qui freinent l’essor d’une culture du livre :

  • Inégalités économiques marquées
  • Faiblesse ou vétusté des infrastructures scolaires
  • Absence de politiques encourageant la lecture dès l’enfance

Ce panorama, loin d’être figé, alimente la réflexion sur les leviers à actionner pour rendre la lecture plus accessible et répandue.

Les pays avec le taux de lecture le plus bas : une analyse comparative

Quand on se penche sur les statistiques mondiales, les écarts sautent aux yeux. Les États-Unis, souvent cités en exemple pour leur production culturelle, déçoivent par leur faible appétit pour la lecture. À l’opposé, des pays comme l’Inde, la Thaïlande ou la Chine s’illustrent par des populations qui consacrent bien plus de temps aux livres.

  • États-Unis : figurent parmi les pays où l’on lit le moins.
  • Inde : occupe la première marche avec le taux de lecture le plus élevé.
  • Thaïlande : affiche également des chiffres élevés.
  • Chine : se distingue par une lecture soutenue.

Cette fracture se retrouve également dans les classements éducatifs internationaux. Les pays nordiques, Finlande, Norvège, Islande, tirent leur épingle du jeu grâce à des systèmes scolaires solides et un taux d’alphabétisation remarquable. Ils prouvent que miser sur l’école et la culture paye, tant pour l’engagement des jeunes lecteurs que pour la société dans son ensemble.

Pays Classement en lecture
Finlande Parmi les plus lettrés
Norvège Parmi les plus lettrés
Islande Parmi les plus lettrés

Plusieurs dimensions entrent en ligne de compte pour expliquer ces résultats. Citons, entre autres :

  • Qualité des infrastructures scolaires et bibliothèques
  • Initiatives publiques en faveur de la lecture
  • Facilité d’accès aux ouvrages et supports éducatifs

À l’échelle mondiale, la place accordée à la lecture varie donc fortement selon le contexte économique, social et culturel de chaque pays.

Facteurs influençant les faibles taux de lecture

Pourquoi la lecture reste-t-elle en retrait dans certains territoires ? Plusieurs explications s’imposent. L’industrie du livre, première industrie culturelle par sa valeur économique, ne réussit pas à combler les défaillances structurelles qui persistent.

Regardons de plus près : les États-Unis concentrent 30 % du marché mondial de l’édition, mais cette abondance de titres ne se traduit pas par une passion généralisée pour la lecture. Même constat au Royaume-Uni et en France, chacun possédant 5 % du marché, sans que cela ne garantisse une pratique répandue.

Le passage au livre numérique a bouleversé les habitudes, mais pas partout ni pour tous. En 2013, les ebooks représentaient déjà 12 % des ventes, et les prévisions tablaient sur plus d’un quart en 2018. Cette mutation technologique n’inverse pas la tendance dans les pays où la lecture reste marginale.

Dans de nombreux pays à revenu faible, le manque d’investissement dans l’éducation et la formation professionnelle bloque la diffusion de la lecture. Quand le budget familial est serré, l’achat de livres devient un luxe, et le temps consacré à la lecture fond comme neige au soleil.

Voici un aperçu des principaux facteurs et de leur incidence sur la lecture :

Facteur Impact sur la lecture
Industrie du livre Premier secteur culturel, mais pas suffisant pour dynamiser la lecture
États-Unis 30 % du marché de l’édition, mais faible pratique de lecture
Royaume-Uni 5 % du marché, lecture limitée
France 5 % du marché, lecture limitée
Ebook Montée de la lecture numérique, prévision à 25,8 % des ventes en 2018

La réalité est donc nuancée : le poids du secteur du livre ne garantit pas l’émergence d’une société lectrice. D’autres facteurs, comme l’éducation et le pouvoir d’achat, dictent le rapport au livre dans bien des cas.

lecture mondiale

Conséquences et perspectives d’amélioration

Les taux de lecture faibles pèsent sur le développement intellectuel, l’innovation et la cohésion sociale. L’analyse menée par Global English Editing fait ressortir un lien direct entre la pratique de la lecture et la progression économique ou sociale des citoyens.

Un article signé Laurène Bertelle sur Studying in Switzerland rappelle que des pays comme la Finlande, la Norvège ou l’Islande tirent parti d’une population mieux formée et d’un niveau de vie plus élevé, grâce à une place centrale accordée à la lecture.

Pour faire évoluer les habitudes, certaines actions peuvent faire la différence :

  • Développer des écoles et bibliothèques dans les régions défavorisées
  • Lancer des programmes d’incitation à la lecture dès la maternelle
  • Rendre les livres numériques et papier plus abordables, par des aides ciblées
  • Soutenir la création de contenus adaptés aux réalités locales

L’étude de Global English Editing, accompagnée d’une infographie, montre que des initiatives concrètes et localisées peuvent réellement transformer le paysage de la lecture.

Les succès enregistrés en Inde, en Thaïlande et en Chine démontrent qu’investir dans l’éducation et la culture n’a rien d’un pari risqué : c’est la meilleure façon d’ouvrir grand les portes de la lecture, et de donner à chacun la possibilité de tourner la page sur l’ignorance. Demain, qui sait où le prochain grand lectorat émergera ?